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vendredi 11 janvier 2013

Broken Boy Soldiers - The Raconteurs



Les vacances sont finies. Les trop nombreux repas de fêtes pèsent sur moi comme sur vous et c’est pourquoi à mon retour sur Saint Etienne j’ai décidé, après quelques nouvelles expériences électro (j’ai bien tenté Franck Ocean et Tame Impala mais ce n’est pas pour aujourd’hui !), de revenir à du Rock. Du vrai, qui sonne bien fort et bien gras ! Or s’il est un jeune homme dont je ne cesse de lui trouver du talent et dont ce Rock fut l’un de ses premiers amours, c’est bien Jack White ! Un précédent article faisait état de son parcours aux multiples groupes, et bien c’est d’un de ceux-ci dont il est sujet aujourd’hui. The Raconteurs, groupe d’ami avant tout, mais surtout pourvoyeur d’un son bien gras dont les années 90 (années de leur rencontre) ont le secret. 


C’est ainsi qu’à Nashville, ces quatre loustics se réunissent en 2005 pour enregistrer et produire Broken Boy Soldiers qui sortira l’année suivante. 
 Le premier single qui est aussi a première chanson de l’album met directement au parfum les amateurs de guitares saturées. Avec « Steady As She Goes » The Raconteurs sont propulsé en tête des ventes tant le riff est simple et efficace. Le rythme est bon et la voix éraillée de J.W se prête parfaitement bien à ce type de mélodie hachée. Cependant il serait réducteur (et ce serait mal connaitre White) de considérer que tout l’album sera une sorte du meilleur de ce qu’à produit la scène musicale de Detroit durant les années 90. Car si cette première chanson est « facile », le reste de l’album n’est pas moins recherché. Loin de là.


Tout d’abord cet album fait clairement de la place aux influences plus anciennes que celle dont on pourrait trouver capable nos quatre gamins de Detroit. Ainsi on retrouve avec une certaine surprise un effet David Bowie à la chanson « Together » avec le mélange des voix de Brendan Benson et de Jack White donnant un résultat surprenant. Idem pour le titre « Call It A Day » qui cette fois ci ne peut que vous rappeler les Rolling Stones. Ce rythme de ballade Rock et une ligne de basse douce prenant le pas sur la guitare électrique qui n’est là que pour maintenir et relancer la dynamique du chant. Je ne vous parle pas des chœurs qui sont un exemple de plus dans le sens des influences des plus grands. Puis si l’on veut vraiment donner du corps à cette supposition des larges influences, écoutez « Blue Veins ». C’est un blues des plus classique, or avec le recule que nous avons, nous savons que ce blues guitare/piano est dû à ce que Jack White aime le plus au monde, le blues noir de la Nouvelle Orléans. Si l’on devait encore prouver son génie, je pointerai du doigt les petits passages des pistes de lecture mise à l’envers comme au début de la chanson. 


La suite réserve ce qu’un album doit fournir pour obtenir ce titre de noblesse, à savoir une bonne dose de voix qui se casse, du son saturé à un point qu’on se demande si la guitare a été réglée avant d’enregistrer et bien entendu un morceau acoustique ! Ne voyez pas d’un mauvais œil toutes ces choses. Elles font d’un album moyen, un album dont on se souvient et dont on prend plaisir à écouter les petites imperfections qui se transforment au fil du temps en morceaux que l’on aime par-dessus tout. (Ceci me fait penser à Kurt Cobain se trompant littéralement dans « The Man Who Sold The World » lors du MTV et désormais personne ne remarque plus cette bourde du solo alors que la version de Bowie est plus juste. Ainsi une faute est devenue la norme !)
C’est d’ailleurs un certain exploit que de réunir toutes ces conditions dans cet album tant il est court, à peine plus d’une demi-heure pour caser toute l’inventivité dont ils étaient capable ! L’un des morceaux les plus fou « Store Bought Bones » mélangeant le riff de guitare avec celui de clavier saturé et nous gratifiant à la fois d’un duo White/Benson et d’un solo plein de fougue. Il viendra contraster avec le plus calme mais tout aussi entrainant « Yellow Sun » qui vient juste après dans l’ordre original de l’album. Petit changement vis-à-vis de ce que j’évoquais plus haut, ce morceau acoustique n’a pas été fait par-dessus la jambe comme bien souvent de ce type d’opus. Le plus souvent on nous refile un petit arpège bien facile, ils nous glissent une voix suave et le tour est joué ! Non, ici White et ses amis nous épargnent se cliché pour un vrai morceau Folk accompagné par un petit orgue bien à la mode ces derniers temps (précurseurs les petits de Detroit !). 


 Le groupe se nomme The Raconteurs mais c’est tout de même l’expression du talent de Jack White qui transpire tout au long des pistes, car de la très longue monté de l’intro de « Intimate Secretary » à la voix déchirée (et modifié par un micro d’harmonica) sur « Broken Boy Soldier » c’est toute la panoplie de Jack White qui s’exprime. 


En aussi peu de temps qu’il faut pour le dire, Brokent Boy Soldiers vous remettra sur pied pour affronter l’hiver et ses matins mornes avec de bons gros riffs qui vous feront marcher d’un bon pas !  En plus, pour tous ceux dont les partiels ne sont pas encore de l’histoire ancienne, 30 minutes de pause Rock & Roll ne peuvent que vous re-booster entre deux révisions ! Bon courage et à la semaine prochaine !

jeudi 12 juillet 2012

MTV Unplugged : c’est quoi la formule ?


 Cela pourrait presque être une devise pour tout musicien en devenir : un MTV Unplugged, et c’est la gloire assurée. On pourrait se dire que MTV ne sélectionne pour ses émissions que les musiciens déjà couronnés. Ce n’est pas entièrement faux, mais au fond, qui connait réellement Die Fantastischen Vier, Julieta Venegas, ou Hikaru Utada (tous passés dans cette émission)? Non, en réalité, ce sont la plupart des albums issus des MTV Unplugged qui sont rentrés dans l’histoire. La plupart dis-je, car je doute que le Mana MTV Unplugged et le Shakira MTV Unplugged aient laissé un souvenir impérissable. Alors oui, les MTV Unplugged les plus célèbres ont été réalisés par des artistes déjà célèbres. Mais dans de nombreux cas ils ont boosté les carrières de leurs auteurs (aussi bien au niveau commercial qu’auprès de la critique). Il s’est donc bien passé quelque chose sur le plateau de MTV. Mais quoi ?
 
La consécration
Dans le cas d’Eric Clapton, on peut effectivement parler d’une consécration.  Son MTV Unplugged de 1992 a relancé sa carrière, après des années de passage à vide, la mort de son ami Stevie Ray Vaughan dans un accident d’hélicoptère qui aurait dû lui coûter la vie à lui, puis celle de son fils Connor, tombé du 53ème étage de son appartement. En 1992, il prend ses Martin ainsi que ses meilleurs musiciens, et s’assied sur le plateau du MTV Unplugged. Il reprend des standards de Robert Johnson (Walkin’Blues, Malted Milk), de Bo Diddley (Before You Accuse Me), de Muddy Waters (Rollin’ and Tumblin‘), ou encore l’ultra classique Nobody Knows You When You’re Down and Out (petit coup de cœur pour la version d’Odetta en passant) ; il pond la plus belle version de Layla qu’on ait entendue à ce jour (« See if you can spot this one »), apaise son Old Love, et raconte à un public tout ouïe la détresse d’un père orphelin de son fils dans Tears in Heaven. Le son est limpide, l’ambiance calme. Clapton nous raconte quelque chose : une histoire musicale et personnelle, qui passe par ses doigts, sa Martin et sa voix (ici douce, apaisante et presque virtuose sur Lonely Stranger). Et comme dans toute histoire, il y a des couacs : Clapton ne les aime pas, l’album est à deux doigts de ne pas être édité. C’est pourtant chose faite. Il en vend 10 millions d’exemplaires, et relance sa carrière. Il peut désormais se faire plaisir en sortant des albums agréables mais un peu trop faciles avec quelques amis (JJ Cale, BB King, entre autres), ou en partant faire des tournées triomphantes (la dernière en date étant celle effectuée avec Steve Winwood).


 
« It’s better to burn out than to fade away »
On parle ici de Nirvana. En 1993, le groupe grunge de Seattle vient de sortir In Utero, l’album préféré de Kurt Cobain, qui détestait Nevermind. A ce propos, le mixage alternatif de cet album culte, effectué par Steve Albini (producteur d’In Utero), est à écouter : on y découvre ce qu’aurait dû être l’album selon Kurt Cobain. Le trio enregistre son MTV Unplugged en novembre 1993. Ce sera leur dernière production (si l’on omet You Know You’re Right, titre moyen), et probablement la plus intéressante. Une fois les amplis débranchés, on découvre un Nirvana touchant. Leur grunge, sans les amplis, crie toujours autant. Mais ces cris viennent du cœur, et ils sont retenus. Cobain troque le grognement contre la plainte. Il préfère écorcher une note inatteignable plutôt que de se casser la voix (Lake Of Fire entre autres), et il se plante une fois de temps en temps : manifestations d’un grunge qui prend le temps de s’exprimer autrement. La première note ratée du solo de The Man Who Sold The World est à ce titre formidable de justesse. Le groupe joue quelques uns de ses bons morceaux, fait de l’ombre à David Bowie, et joue avec les frères Kirkwood trois chansons de leur groupe Meat Puppets (Lake Of Fire, Oh Me, Plateau). L’album se solde par un Where Did You Sleep Last Night déchirant. Cobain lâche progressivement ce qu’il a retenu pendant le concert. On atteint des sommets. Rétrospectivement, il paraît abusif de dire que Kurt Cobain a dit au revoir au monde ce soir là. Mais la plainte hurlante de Where Did You Sleep Last Night, dernier morceau du dernier album de Cobain, quelques mois avant son suicide, est troublante. A l’image de l’ensemble de cet album.


La redécouverte
Avant d’être le producteur de Rihanna et de Beyoncé, et de parader sur la scène de Bercy avec Kanye West au son d’un rap électronique insupportable, Jay-Z a eu la bonne idée de sortir quelques excellents albums. Après avoir sorti six albums studios, il enregistre en 2001 son propre MTV Unplugged. Il y reprend une bonne partie des morceaux de The Blueprint, accompagné du groupe The Roots. En soi, il n’y a pas de grands changements par rapports aux albums studios de Jay-Z, mais le son est plus rond, et on sent une véritable interaction avec le public. Qu’il soit assis sur son tabouret ou sautillant, Jay-Z garde son flow caractéristique, porté par des musiciens talentueux. Il invite aussi deux artistes géniaux à partager la scène : Mary J. Blige et Pharrell. A vrai dire, il n’y a pas grand-chose à rajouter sur cet album excellent. Si à l’écoute du rap FM d’aujourd’hui il vous prend l’envie d’écouter un autre rap, pas forcément plus sincère, pas forcément plus légitime, mais à coup sûr un peu plus recherché et véhiculant de belles émotions en live, alors cet album est une bonne pioche. 

 
 
Confessions intimes
Evoquons, pour finir, Lauryn Hill. Il serait dommage de s’arrêter à sa carrière, certes remarquables, avec The Fugees. Ne serait-ce que parce qu’en tant qu’artiste solo, elle a fait un carton avec son album The Miseducation Of Lauryn Hill (1998), qui lui a valu 5 Grammy Awards. Mais aussi parce que son MTV Unplugged 2.0, sorti quatre ans plus tard, est singulier. Le concert est intimiste. Seule sur scène, et entourée d’un public attentif, Lauryn Hill joue de la guitare et chante. Ou plutôt elle prie. Elle entrecoupe sa prestation de différents laïus sur sa vision de Dieu et de la religion. Ses chansons sont une réponse aux questions soulevées par Dieu. Elles sont aussi une bonne bourrade dans le dos de l’industrie musicale qu’elle exècre. Elle se plante parfois grossièrement dans les accords, elle a des trous de mémoire, mais elle continue avec le sourire (I Get Out). Emouvante et émue, elle fond en larmes à la fin de I Gotta Find A Place. Elle envoute sur Oh Jerusalem, et fournit une superbe version de Mystery Of Iniquity, que Kanye West samplera allègrement dans All Falls Down. Bref, Lauryn Hill fournit une prestation engagée et musicalement séduisante, à la limite de la folk et du R’n’B. Depuis, le MTV Unplugged 2.0, ce cocktail musical a fait bien des petits ! 

 


Quels points communs ?
Dans ces concerts, les artistes, qui souvent jouent et chantent assis, ont essayé à leur manière de capter l’attention d’un public proche et attentif. C’est peut être ce qui se ressent le plus dans tous ces albums, du « See if you can spot this one » de Clapton aux prêches de Lauryn Hill, en passant par les vannes de Jay-Z. Avec l’engagement du direct viennent aussi les petites bourdes. Mais les fausses notes de Cobain et de Clapton ou les trous de mémoire de Jay-Z et Lauryn Hill sont pardonnables, tant leurs prestations sont bonnes. Ces petites erreurs les rendent mêmes attachantes. Allez donc les (re)découvrir !

vendredi 4 mai 2012

Blunderbuss - Jack White

Cette semaine j'ai le plaisir de céder ma place à un autre amoureux de la musique. Sa culture musicale n'a d'égale que sa passion pour celle-ci. J'ai énormément d'affection pour lui car en plus d'être une fine plume, il est surtout mon ami. 
C'est pourquoi je vous laisse apprécier, autant que je l'ai apprécié, Jack White par Paul.

Parcours d'un électron libre

Il n’est plus avec Megan, il n’est plus avec les Raconteurs, il n’est plus avec les Dead Weathers. Le voilà seul. Pas sûr que cela dérange Jack White, authentique solitaire de la musique, qui passe plus de temps avec ses guitares rafistolées de toutes pièces qu’avec qui que ce soit d’autre. Pourtant, des projets et des groupes, il en a eu. Véritable électron libre, il a tout cassé sur la planète rock en seulement quelques années. Les années 1980 eurent leur David Bowie, les années 1990 furent celles de Cobain, et les années 2000 furent celles de Jack White. 
 

Jack White est un anticonformiste qui s’est jeté dans la musique parce qu’elle était incompatible avec sa vocation de prêtre. Etrange raisonnement. Il a créé l’hymne des années 2000, repris depuis à hu et à dia, avec sa sœur-femme Megan White au sein des White Stripes, à savoir "Seven Nation Army". Les White Stripes ont fait les belles heures de la dernière décennie avec un rock gras, root, mais parfois un peu creux. Dans le domaine du garage rock, ils étaient les meilleurs. Les expériences musicales en binôme autres que totalement folk ou totalement électro ont souvent été bancales. Les Kills ont eu leur petite heure de gloire, mais le soufflet retombe. MGMT est un excellent groupe de studio mais il n’est pas bon sur scène. Quant au succès des Crystal Castles, il est plus dû à l’originalité de l’approche qu’à la solidité de leur concept musical.
Mais Jack White ne s’en est pas arrêté là. Parallèlement aux White Stripes, qui ont arrêté leur périple en 2007, il joue avec les Raconteurs, l’un des premiers super-groupes de la décennie 2000. L’expérience est peut-être moins médiatisée, mais pas moins convaincante : on a affaire à du rock tout aussi gras que les White Stripes, mais probablement plus rond dans le son. Il faut dire que les Raconteurs sont quatre, ce qui change nettement la donne. Le tubissime "Steady as She Goes" témoigne de cette évolution.
La dernière expérience de Jack White est celle des Dead Weather, un autre super-groupe, formé avec la chanteuse des Kills, un membre des Raconteurs et un membre des Queens of the Stone Age. Il joue avec brio le rôle de batteur (car en plus d’être un brillant guitariste, il joue de la batterie et du piano). A côté de l’énorme Them Crooked Vultures, qui rassemble le leader de Queens of the Stone Age (Josh Homme), le mythique bassiste de Led Zeppelin (John Paul Jones), et le surbourrin batteur de Nirvana (Dave Grohl), Dead Weather fait office de petit poucet. Mais enfin le résultat n’est pas mauvais : c’est noir, faussement anarchique, et complètement nouveau. Mais le groupe pâtit d’une certaine tendance à la répétition, ce qui est problématique, pour voir qu’ils n’ont fait que deux albums.
Au final, Jack White a été leader du groupe qui a remis un peu le boxon dans une scène rock dominée par la Brit Pop après la mort de Nirvana, et a été le centre de projets extrêmement intéressants. Ses deux super-groupes ont été parmi les plus novateurs à défaut d’être les plus impressionnants. En termes d’activité et de créativité, seuls quelques énergumènes peuvent prétendre le concurrencer, parmi lesquels le virevoltant et mystérieux Damon Albarn (Blur, Gorillaz, The Good, The Bad and The Queen, entre autres), et le fameux Josh Homme, qui a rendu accessible au grand public le stoner rock avec les groupes Kyuss, Queens of the Stone Age et Eagles of Death Metal (groupe excellent : le nom est trompeur). 
 

Jack White tout seul, ça vaut le coup ?

Eh bien oui ! Son nouvel album solo Blunderbuss qui vient juste de sortir est un excellent mélange de toutes ses influences. On retrouve autant les guitares saturées qui l’ont fait connaître (Freedom at 21, I’m Shakin’), que le côté blues qui était une autre facette des White Stripes (Love Interruption). Celui qui voulait devenir prêtre et dont le morceau préféré est "John the Revelator" de Son House (une vieille chanson a cappella qui représente à elle seule tout un pan de l’histoire du Sud des Etats-Unis), mélange donc ses influences du bayou, du garage rock, du blues et de la musique folk. De la musique de saloon fait parfois irruption, comme dans "Trash Tongue Talker" ou "Guess I Should Go To Sleep". Mais la diversité ne réside pas seulement entre les chansons. Certaines mélangent carrément tout, parfois sans transition : Take Me With You When You Go commence comme un morceau presque jazzy (si ça devait rappeler quelque chose de connu dans le domaine du jazz, ce serait à la croisée de Dave Brubeck et d’Herbie Hancock), et finit en rock bien fuzzy. On retrouve ici une clarinette, là une choriste un peu kitsch ou une petite distorsion de la voix. Si les mélanges sont surprenants, ils ne sont pourtant pas indigestes, et constituent plutôt une musique aboutie. On y retrouve sa voix caractéristique, jamais complètement juste, jamais fausse non plus, toujours un peu trop haute, mais terriblement rock. 
 

Cet album n’est pas révolutionnaire, loin s’en faut. Mais s’il éprouve parfois des formules qu’on commence à un peu trop connaître, il a le mérite de rappeler que le rock a des racines plus profondes que ce que sa popisation actuelle suggère. Pourtant, et c’est là que Jack White fait preuve d’une extraordinaire capacité de synthèse, jamais sa musique n’est nostalgique de ses racines. Il a pris le meilleur de chaque période pour le fondre dans un ensemble unique et étrange, où rien n’est renié. C’est peut-être pour ça qu’un grand nombre de spécialistes trop pressés le considèrent déjà comme le plus grand musicien du XXIème siècle. Son influence et son génie sont en tout cas indéniables.